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Dépigeonnage en Seine-et-Marne

En Seine-et-Marne, plus d’un logement sur deux est une maison. Les pigeons y nichent sous les tuiles, dans les combles, sur les cheminées et derrière les panneaux solaires, aussi bien dans les quartiers pavillonnaires que dans les villes nouvelles et les centres anciens.

Le plus vaste département d’Île-de-France

La Seine-et-Marne couvre la moitié de la superficie régionale et compte 507 communes pour 1,47 million d’habitants. Sa préfecture est à Melun, et plus de 87 % de son territoire est occupé par des espaces naturels, forestiers et agricoles, selon l’Insee.

Le recensement de 2023 y compte 55,2 % de maisons et 43,5 % d’appartements. Un tiers des résidences principales a été construit entre 1971 et 1990, période de développement des deux villes nouvelles du département, Marne-la-Vallée et Sénart, implantées à partir de 1973. Chelles, Meaux et Melun sont les plus grandes villes, et le Val d’Europe s’est imposé comme un pôle d’emplois.

Le palais et le parc de Fontainebleau, ainsi que la ville médiévale de Provins, avec ses remparts et ses maisons à caves voûtées, sont inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco. Sur ces bâtiments anciens comme sur les églises de village, les protections doivent rester discrètes et respecter les matériaux.

Le règlement sanitaire de Seine-et-Marne

Nourrir les pigeons de façon systématique ou habituelle est interdit lorsque cela provoque une insalubrité, en application de l’article R1331-54 du Code de la santé publique. Le règlement sanitaire départemental de Seine-et-Marne, adopté en 1983, traite la question dans son article 119, consacré aux jets de nourriture aux animaux.

La numérotation diffère donc de celle de Paris ou des Yvelines, où l’interdiction figure à l’article 120. Villeparisis, par exemple, rappelle les articles 26, 96 et 119 du règlement, qui interdisent de jeter graines ou miettes sur la voie publique, depuis les fenêtres et les balcons, ou dans les cours et parties d’immeubles. Elle précise que l’amende peut atteindre 450 €.

Villeparisis indique aussi que 90 % des pigeons de la ville sont des bisets, qui pondent six à sept fois par an et dont les fientes abîment les bâtiments et bouchent les gouttières. Une interdiction du nourrissage freine la croissance des colonies, mais un couple déjà installé sous une toiture ne la quitte pas de lui-même.

Protéger une maison ou un bâtiment seine-et-marnais

Dans un département où les maisons sont majoritaires, on examine d’abord la toiture. Les immeubles des villes nouvelles et les bâtiments d’activité demandent d’autres dispositifs.

  • Sous les tuiles et à l’entrée des combles, la protection de toiture ferme les accès. Elle équipe aussi les faîtages, les chéneaux, les cheminées et le dessous des panneaux solaires.
  • Rebords, gouttières et appuis de fenêtres reçoivent des pics anti-pigeons ou des fils tendus, y compris sur les éléments de façade du patrimoine ancien.
  • Pour les immeubles collectifs comme pour les bâtiments agricoles ou d’activité, le filet anti-pigeon ferme balcons, loggias et volumes ouverts.

Lorsque des nids et des fientes se sont accumulés dans un grenier ou sous une toiture, on commence par le nettoyage des fientes. Sur les maisons récentes, le cas fréquent des panneaux solaires fait l’objet d’un guide pour protéger ses panneaux solaires des pigeons, et la démarche dédiée aux copropriétés s’adresse aux syndics des villes nouvelles.

Gouttières, odeurs et germes : les nuisances décrites à Villeparisis

La page que Villeparisis consacre aux pigeons ne se limite pas au règlement. Elle décrit aussi ce que les oiseaux provoquent lorsqu’ils s’installent dans un endroit qui ne leur convient pas.

D’origine granivore, le pigeon des villes est devenu omnivore et se nourrit aussi de déchets comme le pain ou la charcuterie. Installé dans un lieu inadapté, il peut détériorer, voire boucher, les gouttières et les canalisations, et sa présence s’accompagne de nuisances sonores et olfactives. La ville ajoute que ses déjections contiennent des germes transmissibles à l’homme par contact ou par inhalation.

Villeparisis précise que l’objectif n’est pas d’éliminer les pigeons mais d’éviter leur prolifération, d’abord en cessant de les nourrir. Sur une maison, cela se traduit par la fermeture des accès sous la toiture et par le nettoyage des fientes des combles ou des chéneaux encombrés de nids, en prenant les précautions qu’appellent les germes signalés par la ville.

Six ménages sur dix propriétaires : qui fait protéger en Seine-et-Marne

La Seine-et-Marne se distingue de la petite couronne par la part des ménages qui possèdent leur logement. C’est souvent le particulier lui-même qui décide de faire protéger sa maison.

Le recensement de 2023 compte 61,1 % de propriétaires parmi les ménages seine-et-marnais, contre 37,1 % de locataires, dont 16,0 % en logement HLM. Avec plus d’une maison pour deux logements, la toiture, la cheminée ou les panneaux solaires d’un pavillon relèvent directement de leur propriétaire, sans assemblée générale à réunir.

Dans les résidences des villes nouvelles de Marne-la-Vallée et de Sénart, ou dans les immeubles du centre de Melun et de Meaux, la décision revient au syndic ou au bailleur. Le guide consacré à la protection d’une copropriété contre les pigeons explique comment les occupants peuvent saisir le gestionnaire.

Une demande pour l’une des 507 communes du 77

Les demandes sont acceptées pour Chelles, Meaux ou Melun comme pour les villages de la Brie et du Gâtinais. Il suffit d’indiquer le code postal et la partie du bâtiment occupée.

Un technicien intervenant en Seine-et-Marne vous recontacte, se déplace pour observer la toiture ou la façade et vous remet son devis. Vous pouvez joindre une vue de la toiture prise depuis le jardin ou la rue. Pour poser une question avant toute demande, passez par le formulaire de contact.

Un problème de pigeons en Seine-et-Marne ?

Décrivez-nous la situation, un technicien qui intervient dans votre secteur vous recontactera.

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