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Dépigeonnage dans les Yvelines

Dans les Yvelines, maisons et appartements se partagent le territoire, des villes denses de l’est aux communes rurales de l’ouest. Les pigeons s’y installent sur les toitures des pavillons, les façades des centres anciens comme Versailles ou Mantes-la-Jolie, et les bâtiments industriels de la vallée de la Seine.

De Versailles à la vallée de la Seine

Les Yvelines comptent 1,49 million d’habitants dans 259 communes. Versailles en est la préfecture, et son palais avec son parc est inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1979.

Selon le recensement de 2023, le département compte 58,2 % d’appartements et 40,4 % de maisons. L’Insee décrit une frange est fortement urbanisée, dans la continuité de l’agglomération parisienne, et des territoires ruraux qui couvrent plus de la moitié de la superficie à l’ouest et au sud. Plus d’un tiers des résidences principales date de 1971 à 1990, période de croissance de la ville nouvelle de Saint-Quentin-en-Yvelines, dont la population a été multipliée par quatre entre 1968 et 1990.

La vallée de la Seine accueille les sites industriels de Flins et de Poissy. Sur ces bâtiments comme sur les entrepôts et les ateliers, les pigeons trouvent sous les charpentes et les bardages des abris à l’écart du passage, au-dessus des zones de travail.

Ce que font Mantes-la-Jolie et Saint-Germain-en-Laye

Nourrir les pigeons de façon systématique ou habituelle est interdit lorsque cela provoque une insalubrité, en application de l’article R1331-54 du Code de la santé publique. Le règlement sanitaire départemental des Yvelines, adopté en 1979, l’interdit aussi, à l’article 26 pour le fait d’attirer les pigeons de façon habituelle et à l’article 120 pour le dépôt de nourriture.

  • Mantes-la-Jolie rappelle l’article 120 et une amende pouvant être majorée jusqu’à 450 €, et a installé dix cages de capture ainsi que deux pigeonniers où les œufs sont stérilisés.
  • Saint-Germain-en-Laye mène une campagne de sensibilisation pour que les habitants cessent de nourrir les pigeons, après avoir renoncé en 2022 aux captures, selon la presse locale.

Le règlement des Yvelines impose également de maintenir propres et désinfectés les pigeonniers privés. Pour le reste des bâtiments, la responsabilité de la protection revient au propriétaire ou à la copropriété, quelle que soit l’action menée par la commune.

Adapter la protection au bâti yvelinois

Les demandes reflètent la diversité du département. Elles portent sur la toiture d’une maison, le balcon d’une résidence, la façade d’un immeuble ancien ou la charpente d’un bâtiment d’activité.

  • La protection de toiture traite les accès sous les tuiles, les cheminées et le dessous des panneaux solaires des pavillons.
  • Les pics anti-pigeons et les fils tendus équipent corniches et appuis de fenêtres des centres anciens, avec un souci de discrétion près des monuments.
  • Le filet anti-pigeon ferme balcons et loggias, ainsi que les sous-faces de charpentes des bâtiments industriels.

Si des nids sont déjà là, le nettoyage des fientes passe avant toute pose. Les exploitants trouveront la démarche propre aux sites industriels et logistiques, et les syndics la démarche dédiée aux copropriétés.

Trois kilomètres autour de l’abri : ce qu’observe Mantes-la-Jolie

Le dépliant que Mantes-la-Jolie a publié en 2025 décrit le mode de vie du pigeon urbain. Ces observations expliquent pourquoi une protection posée sur un bâtiment garde son intérêt même lorsque la ville agit de son côté.

Selon ce document, le pigeon urbain vit en groupes pouvant atteindre une centaine d’individus et reste dans un rayon d’environ trois kilomètres autour de son abri. Il n’est pas classé espèce nuisible. Sa prolifération tient à l’absence de prédateurs, au nourrissage, à la nourriture accessible autour des restaurants et des déchets, et aux bâtiments favorables à la nidification. La ville cite aussi la psittacose et l’histoplasmose parmi les risques sanitaires liés aux fientes.

Un groupe qui s’est fixé sur un immeuble ne part donc pas loin si l’on se contente de le déranger. La ville conseille notamment de poser des fils tendus ou des grillages pour obstruer les grands volumes, et renvoie les questions à son service communal d’hygiène et de santé. Sur une façade ou dans une cour, le filet anti-pigeon et les fils tendus répondent à ce conseil.

Pigeonniers et bailleurs sociaux, de Poissy à Versailles

Dans les Yvelines, les pigeonniers ne relèvent pas seulement des communes. Les bailleurs sociaux s’y impliquent aussi, à Versailles notamment.

Le guide sur le pigeon en ville publié en 2012 par Natureparif relève que les bailleurs sociaux sont de plus en plus associés aux pigeonniers, en citant l’exemple de Versailles. À Poissy, un pigeonnier régulateur est installé dans le parc Meissonier, d’après le site Nature en ville de l’agglomération de Cergy-Pontoise. Ce guide estime qu’un pigeonnier attire de 10 à 300 oiseaux, qui peuvent dormir dans un rayon d’environ 300 à 500 mètres.

Le recensement de 2023 montre le poids de ces gestionnaires. Dans les Yvelines, 39,8 % des ménages sont locataires, dont 18,8 % en logement HLM, et 58,1 % sont propriétaires. Lorsque les pigeons occupent une résidence gérée par un bailleur, c’est lui qui commande la protection des façades et des toitures, et la page dédiée aux syndics et copropriétés décrit une marche à suivre transposable à un bailleur.

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Pour préparer la visite, l’artisan a besoin de votre commune, du type de bâtiment et de l’endroit où les pigeons se posent ou nichent. Les photos jointes ne sont jamais publiées.

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